Des oasis aux inondations. Une météo improbable

Notre road trip reprend au départ de Ouarzazate en direction des gorges de Dadès et de Todra, programme de la journée qui devait se terminer dans le grandes dunes du Sahara à camper sous les étoiles. Mais tout ne se passe jamais comme prévu et il faut savoir improviser en voyage. La journée allait se finir un peu difficilement mais c’est sans le savoir que nous entamons la longue route jusqu’à Merzouga.

En chemin nous nous arrêtons dans une très grande oasis à Skoura. Palmiers sur fond de montagnes enneigées, la balade est très sympathique et le temps très beau malgré le vent qui souffle toujours très fort. On remarque beaucoup de Kasbah anciennes qui tombent en ruine dû au manque d’entretien et d’abandon. Et oui, elles sont en terre et donc se détériorent rapidement. Du coup les marocains préfèrent construire en béton et en briques, comme chez nous finalement.
On continue dans les gorges de Dades qui sont magnifiques. Une route qui serpente au milieu d’oasis et de montagnes jusqu’à un étroit canyon qui débouche sur une montée digne des Deux Alpes. On n’a pas le même nombre de virages mais la vue depuis le haut est splendide. Des treks sont possibles pour joindre Todra depuis Dadès mais il nous faudrait un peu plus de temps par rapport au planning prévu. On redescend donc par la route pour rattraper Todra, un petit défilé réputé pour ses voies d’escalade. On est en plein après midi, très peu de touristes sont là et les températures chutent drastiquement. On aperçoit même deux trois flocons tomber du ciel, comme perdus. L’endroit n’est pas extraordinaire mais la route est toujours impressionnante quand on arrive au niveau d’une oasis qui fait tâche verte sur fond de désert orange.
Mais voilà que l’heure tourne et il nous faut avancer sur la route. Objectif Merzouga: la porte du Sahara, la porte du soleil, la porte de la chaleur, la porte du sable fin… enfin… c’est ce qu’il se dit… La route est longue et nous allions forcément arriver dans la nuit en fin de journée. Nous avions prévu d’y rester une nuit afin d’aller faire un tour dans le sahara et voir les étoiles au milieu des dunes pendant deux jours. Mais voilà que les plans changent. A 150 kilomètres de l’arrivée, le soleil commence à se coucher et je vois au loin le paysage qui s’estompe. Du brouillard ? Il nous a fallu même pas 10 minutes pour nous retrouver dans une tempête de sable. Ca fait quand même bizarre des vents violents au milieu d’un brouillard de sable et le tout en pleine nuit. Notre progression n’est pas rapide malgré le peu de monde sur la route, mais au bout d’une heure on ressort de cette mauvaise météo pour enfin se mettre à rattraper le temps perdu. C’est qu’on n’a pas de logement de réservé et qu’après 22h il n’y a plus grand monde pour ouvrir sa porte. A 60km de l’arrivée quelques goutes d’eau commencent à tomber. Puis la pluie se fait un peu plus conséquente pour finalement se transformer en déluge. La dernière heure de route est longue et mouillée. On arrive à 21h à Merzouga où les rues sont un mélange de lacs et dunes. L’addition donne une boue très fine et extrêmement glissante et collante. Difficile progression en voiture et une horreur à pied. En plus de ça nous avons galéré à trouver un hébergement (tout hors de prix) à cause de locaux extrêmement désagréables et peu serviables.

Voilà donc une belle journée qui se fini sur les nerfs, sous la pluie, dans la boue et dans le froid. Nous allons nous coucher en espérant que la météo s’améliore le lendemain pour aller faire un tour dans les dunes de sable … Qu’il est beau de rêver …

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